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ANNEXE 8 TELECOMMUNICATIONS |
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L’armée française avait utilisé pour la première fois sur un théâtre d’opérations un nouveau moyen de télécommunication à "évasion de fréquence" qui la met à l’abri du brouillage et des écoutes. La caractéristique de ce système est de changer 300 fois de fréquence à la seconde, ce qui rend vain tout effort de repérage des fréquences et donc tout brouillage. L’armée française avait déployé aussi un système conçu par Thomson, le RITA (Réseau Intégré de Transmission Automatique), baptisé outre-Atlantique "MSE". Principale originalité : il autorise à chaque officier dans son véhicule Hummer, chaque chef de section d’infanterie, à transmettre des données digitales ou graphiques; protection contre le brouillage en plus. Avec les "interfaces satellitaires", chacun de ces combattants, s’il dispose des bons codes, peut même appeler le général Schwarzkopf ou le Pentagone. Enfin, le système de traitement électronique des données nécessaires aux missions "Cinna III" de la firme MSII (filiale de Matra) a montré que les Français disposent, comme les Etats-Unis, de l’informatique la plus "pointue" pour l’aide du combat moderne. Grâce à ce système, les images radars étaient systématiquement corrélées aux vues aériennes, permettant de rafraîchir en permanence les éléments optiques et optroniques sur lesquels les pilotes s’appuyaient pour préparer leurs missions. |