Biographie


 

CHAPITRE 3

LA TEMPÊTE DU DÉSERT

 

Depuis plusieurs semaines, le Président Bush avait fixé au 15 janvier minuit la date limite à laquelle les Irakiens devaient avoir quitté le Koweït.

Mercredi, aux premières heures de la journée, huit heures après l’expiration de l’ultimatum de l’ONU, la décision de l’offensive dans le désert fut prise. Le président Bush vient de signer un décret de sécurité nationale, qu’il remet tout de suite au secrétaire à la Défense, Dick Cheney, lui autorisant le recours aux armes contre l’Irak. Le président Bush avait probablement pris cette décision au lendemain de l’échec de la rencontre entre James Baker et Tarek Aziz, à Genève, le 9 dernier.

Malgré l’extraordinaire secret de cette décision en ce début du 16 janvier, l’entrée des cuirassés "Wisconsin" et "Missouri" dans le golfe persique pour une première fois depuis le début du conflit et le départ impromptu des bombardiers B-52 de Diego Garcia dans l’océan Indien, sèment la rumeur. Mais ce n’est qu’à 19h :00 (Washington), que la chaîne américaine CNN, interrompt ses programmes, et que son correspondant en direct de Bagdad annonce qu’il vient d’entendre le hurlement des sirènes retentir pour la première fois à Bagdad, aussitôt suivi par une énorme explosion dans le centre-ville et de crépitement de tirs de DCA : la "Tempête du Désert" vient d’être déclenchée.

Ce n’est qu’après deux heures, à 21h :00 (Washington), et devant les caméras des chaînes télévisées que le président américain adressa à la nation un discours-déclaration de guerre, avec un style qu’il voulut convaincant:

"Nous avons épuisé tous les efforts raisonnables pour atteindre une solution pacifique, nous n’avons d’autre choix que de chasser Saddam du Koweït par la force. Nous n’échouerons pas. Nous sommes décidés à détruire le potentiel de bombes nucléaires de Saddam Hussein, nous détruirons aussi ses installations de fabrication d’armes chimiques".

Un discours terrible, dont le contenu fait sauter en éclats l’objectif déterminé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, limité à la reconquête du Koweït, autour duquel s’étaient rassemblés les 29 pays de la Coalition.

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