|
CHAPITRE 4 LES QUATRE PHASES DE LA "TEMPÊTE" |
||
|
Pour épargner au maximum l’infanterie, le Pentagone avait décidé de laminer à distance les défenses irakiennes. L’assaut final n’interviendrait qu’après la destruction massive des sites stratégiques et des réserves opérationnelles ennemies. Phase
(I): la frappe profonde A la même seconde, tous les avions américains décollent des porte-avions de l’US Navy, des bases d’Arabie Saoudite et de Turquie. Les avions furtifs F117 et les F 4G Wild Weasel partent les premiers, pour anéantir les radars irakiens. Les escadres de bombardement passent à l’attaque, protégées par les chasseurs F15 Eagle, F16 Fighting Falcon et F14A Tomcat. Les F111 Adwark, les F15 Strike Eagle suivis des B52 Stratofortress et des A6 E Intruder, foncent vers tous les sites stratégiques contenant des armes de destruction massive. Une pluie de bombes MK-84 s’abat sur les usines d’armement chimique, sur les bases de missiles balistiques et sur tous les centres de commandement, de contrôle, de communication et d’intelligence irakiens. Ces raids sont appuyés par des avions radars E 3 C AWACS qui assurent le contrôle du ciel, tandis que les EF 111 RAVEN et les EA 6B Prowler, bourrés d’électronique, brouillent les réseaux de radars irakiens. Tous ces avions sont opérationnels, même la nuit. Le ciel irakien devrait être nettoyé et le cerveau ennemi anéanti. Mais tant que les objectifs stratégiques n’auront pas été détruits à 80%, la phase (I) ne sera pas achevée. Phase
(II): la frappe d’interdiction Les Jaguar français, au rayon d’action limité pourraient être utilisés dans cette phase, munis de bombes à dispersion du type BAT 100 et des AS 30 Laser. Au même moment l’artillerie américaine entre en action détruisant les nœuds de communication et dispersant des mines sur le terrain, grâce aux lance-roquettes multiples (MLRS). Phase
(III): la frappe tactique Après que la puissance de feu alliée ait délimité le champ de bataille, il s’agit à présent de tout "casser" sur ce territoire, pour anéantir les réserves opérationnelles et désorganiser le système de défense irakien. L’aviation est à nouveau fortement sollicitée. Mais les systèmes d’artillerie commenceront alors leur travail de sape, à la manière de la Première Guerre mondiale. Du large, les cuirassés Wisconsin et Missouri, relayés par toute la marine braquent alors leurs énormes canons de 406 mm sur les installations militaires. Du ciel, les vétérans B-52 étalent leurs "tapis de bombes" et les hélicoptères de combat AH-64 Apache, flanqués des F4G Wild Weasel, détruisent les fortifications irakiennes. Phase
(IV): l’assaut final Encore une fois, les chars sont enfoncés dans le sable à ras de canon. Pour venir à bout, tous les tacticiens du monde considèrent qu’il n’y a qu’une solution : contourner les fortifications frontales. Dans ce cas, tous les moyens disponibles, seront envisagés selon la manœuvre : attaques blindées, largage de parachutistes, attaques aéromobiles, débarquement de forces amphibies... Le soin de la manœuvre resterait pour "Le duo Blanc et Noir" Colin Powell et Norman Schwarzkopf. |