Biographie


 

CHAPITRE 6

LA FORTERESSE IRAKIENNE

 

Lénine disait: "Les occidentaux nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons". Ce qui était vrai au temps de Lénine, l’est aussi de nos jours: il fallait bien qu’il eut le scandale de l’affaire des détonateurs pour bombes nucléaires, à destination de l’Irak via une société écran américaine, en mars 1990 en Grande Bretagne, pour que l’Occident réalise combien il était dupé par l’Irak pendant les dix dernières années. Cette mainmise sur la marchandise clandestine par les douaniers britanniques, avait privé l’Irak de 40 "Krytrons" suffisants pour provoquer l’explosion d’un engin nucléaire!

"A force de penser Est-Ouest, nous avons oublié le Nord-Sud, nous avons été des chatons aveugles. J’en arrive à me dire que Gorbatchev, en possession de dizaines de milliers d’ogives nucléaires, fait moins peur qu’un dictateur du tiers monde avec une seule". C’est la révélation d’un stratège américain !

Ce qui est vrai pour les armes nucléaires, l’est aussi pour les armes chimiques et conventionnelles, et c’est le cas de plusieurs pays du Tiers-Monde déjà doté d’armes ultra modernes, avec l’Irak en tête de liste. Avec sa guerre contre l’Iran, prenant l’allure d’une lutte à mort entre deux clans, tantôt entre Perses et Arabes et tantôt entre Sunnites et Chiites, l’Irak était devenu le défenseur des pays arabes et l’avant-gardiste des pays de l’Occident; d’où un flux technologique et financier énorme vers l’Irak...

Après la longue et coûteuse guerre Irak-Iran, l’Irak sortit vainqueur, après avoir infligé à ses adversaires de grandes pertes en brisant un tabou (l’utilisation massive des gaz chimiques avec un silence pudique de l’Occident) et en franchissant un seuil technologique (ses missiles russes ont dépassé les 900 km de portée). En effet après avoir pu amener les Iraniens à accepter le cessez-le-feu (le poison, selon le terme d’Ayatollah Khomeiny,) l’Irak s’était trouvé avec une armée de cinquante divisions, contre dix avant la guerre, dotée de centaines de missiles Al-Hussein (600 km) et d’Al-Abbas (900 km), un millier des redoutables chars T 72, des centaines de Mirage F 1, des meilleurs canons du monde, des radars les plus perfectionnés...

Qui était derrière l’Irak ? Qui avait construit sa forteresse?

En réalité, ils étaient plusieurs pays et plusieurs firmes privées ayant eu certainement l’aval de leurs gouvernements...

LES DOUZE PAYS QUI ONT CONSTRUIT
LA FORTERESSE IRAKIENNE

LES SOURCES DES MEILLEURES ARMES IRAKIENNES

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